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Date de création : 07.04.2017
Dernière mise à jour :
04.01.2026
485 articles
Pour ce premier cross de la saison, je viens avec des certitudes.
Je veux mettre en application la théorie de Billat sur le départ et arrivée rapides avec des variations de vitesses :
''ne pas résister à l'euphorie du départ''
Puis trouver son rythme au fil des kilomètres, trouver une zone de confort et en garder sous le pied pour l'arrivée.
Nous sommes environ 70 partants pour une distance de 8,5 km, le terrain comporte au plus une cinquantaine de mètres de dénivelés positif avec surtout des faux plats et des montées et descentes régulières.
Je m'échauffe 40 minutes puis à 5 minutes du départ j'effectue quelques lignes droites avec des pointes à 20 km/h.
Il faut que le taux de lactates dans le sang s'active dès les premiers hectomètres, pour soutenir mon effort.
2 minutes après la fin de mon échauffement, le coup de feu est tiré.
Je m'élance à toute vitesse sur cette pelouse humide, un terrain bien propre avec quelques trous mais propice à la performance.
Je ne sais pas si les lactates se sont activées, mais l'adrénaline est bien là, je vois un trou de souris et hop je me faufile entre deux concurrents, j'en dépasse un autre puis encore un autre, à fond les ballons.
Et puis au bout de 35 secondes je commence à stabiliser mon effort parce que c'est sûr je ne tiendrai pas 8 km à 17 km/h de moyenne.
Aujourd'hui la confiance m'accompagne. Dans les côtes je n'ai plus peur grâce à plusieurs séances de 350 mètres de d+ effectuées avec le tapis de course, encore hier j'avais enchaîné 150 de d+ sur un simple jogging de 11 km.
Par contre au bout d'un kilomètre je me sens chamallow, tout mou. Je repense alors aux trois filières énergétique que décrivait Billat dans son livre. Je comprends que j'ai puisé dans ma réserve de glycogène pour activer le mode sprint de l'anaérobie alactique, et aussi pour activer le turbo du mode anaérobie lactique. Ce n'est pas grave, j'avais justement rechargé la batterie énergétique la veille avec des sucres lents et l'organisme n'a qu'à puiser ce dont il a besoin, le réservoir est plein !
Je sais que d'autres filières énergétiques vont se mettre en oeuvre dans les secondes qui suivent. Et cela ne manque pas. Tout en gardant une cadence très élevée afin de ne pas trop perdre de places au classement, je garde confiance, je ne panique pas.
Ma fréquence cardiaque tourne autour de 168 bpm, c'est élevé. Petit-à-petit les écarts se creusent devant et derrière.
Je reste concentré sur mes adversaires. Deux ou trois me dépassent mais je limite la casse.
Celui qui m'a dépassé depuis plusieurs minutes maintenant est toujours à cinquante mètres devant moi, je me fixe sur lui pour vérifier que mon allure est stable.
Je ne parviens que difficilement à maintenir les 168 bpm. Mais je ne veux pas perdre de places au classement. Alors je fais l'effort, je suis dans le dur. Je compte les kilomètres, et il y a bien quelques personnes du public pour nous encourager.
Nouveaux faux plats, nouveaux virages, nouvelle descente, nouveau passage en bosse. Le passage du kilomètre 3 à 5 fut difficile.
Ensuite je baisse d'un soupçon l'intensité et redescends le cardio à 163 bpm. Je me concentre sur la technique. En montée je fais des petits pas rapides et dans les descentes j'essaye de lâcher les chevaux avec de grandes accélérations et une foulée plus ample.
Je sers les virages au maximum pour ne pas perdre la moindre seconde, et sitôt après je ré-accélère tout de suite.
Petit coup d'oeil à l'arrière, les positions se maintiennent plus ou moins.
Passé le kilomètre 5 je retrouve presque ma zone de confort, et un peu de lucidité.
Les trois kilomètres suivants sont de la gestion de course. Je rattrape un coureur qui a explosé en vole, mais sinon pas grand chose à se mettre sous la dent, à part une meute à 60 mètres derrière qui se tirent la bourre et comptent bien revenir dans ma foulée.
Je relance dans la dernière descente pour tenter de maintenir l'écart, mais j'entends qu'un certain ''Erwan'' revient vite derrière.
Dernier virage j'ai rehaussé mon allure afin de sauver ma place. J'aperçois l'arrivée en ligne de mire, il reste quelques centaines de mètres à peine.
Le fameux Erwan a lancé le sprint je le sens sur mes talons.
Bon sang c'est un lièvre pas un humain !
Le sprinter en moi s'éveille, la poursuite est lancée.
Il me dépasse alors que j'atteins ma pleine vitesse. Je ne sais plus qui de lui ou de moi finit premier.
Je viens le féliciter pour ce joli sprint ainsi que le coureur qui était placé pendant presque toute la course, 50 mètres devant moi.
Je regarde le classement officiel.
Le chrono me place juste devant Erwan je ne sais pas trop comment l'expliquer.
Nous sommes tout de même très très très loin des premiers mais le niveau est relevé.
Je gagne quelques places par rapport à l'année dernière que ce soit au scratch ou au classement par catégorie.
Autre satisfaction, j'ai couru plus vite à presque 13 km/h contre environ 12,5 km/ en 2023, alors que le parcours était quasiment similaire (une petite différence de 200 mètres entre les deux parcours)
Mon bpm est de 166 cette année contre 161 ou 162 en 2023, ma fcmax est montée à hauteur de 177 bpm à l'issue du dernier sprint et ma montre que j'avais couplée avec une ceinture cardio pour être sûr du résultat, me donne une pointe de vitesse de 34,8 km/h.
C'est une superbe matinée qui s'achève.
Sportivement